C'est un beau discours que nous a servi Nicolas Sarkozy cette semaine, nous disant que les excès du capitalisme financier étaient terminés, qu'il faudrait créer un "après-capitalisme". Le problème dans l'histoire c'est que c'est bien la même personne qui, il n'y a pas si longtemps, trouvant que les Français n'étaient pas assez endettés, a voulu créer en France les crédits sur hypotèque équivalents aux subprimes.

C'est aussi lui qui a souhaité dépénaliser la finance, avant d'en dénoncer les abus cette semaine. Alors, même si l'idée d'un nouveau Bretton woods n'est pas une mauvaise idée, même si la volonté de créer de nouvelles règles est louable, c'est bel et bien un apôtre du capitalisme le plus sauvage qui a tenu ce discours de circonstance. C'est bel et bien cette personne qui a avoué "vouloir faire de l'argent" quand il aura arrêté la politique, qui voue aux gémonies ceux qui en ont fait ces derniers mois au risque de tout faire exploser...

Aux Etats-unis, George "W" Bush a bien du mal a faire admettre par son congrès son plan de relance de l'économie de 700 milliards de dollars, qui fait suite à la nationalisation de deux banques et une compagnie d'assurance pour éviter les faillites en chaîne.

La vérité, c'est que nationaliser une banque qui va mal pour la revendre au privé quand elle va mieux, ça revient à faire financer les pertes par les contribuables pour distribuer les futurs bénéfices aux futurs actionnaires, soit sans doute les mêmes qui ont fait plonger ces entreprises par leur rapacité. Ce n'est pas un bon principe. Le principe de punir ceux qui n'ont fait qu'exploiter les failles de nos réglementations n'est pas le meilleur non plus, même si comme tous les gens modestes j'aimerais bien les voir cloués au pilori. Non, la solution est toute simple : on doit garantir les comptes de dépôt et les livrets d'Epargne des clients en cas de faillite, et laisser les activités financières se casser la gueule, jusqu'à ce que les responsables de la spéculation y aient laissé leur chemise ! Dans le pire ou le meilleur des cas, selon les points de vue, en France un petit tour par le RMI ne leur ferait pas de mal, aux Etats-unis ils se retrouveraient SDF, ils seraient bien punis et justice serait faite...

Pendant ce temps là, en France, on parle de privatiser la Poste.

Y'a pas, les privatisations en France sont toujours judicieuses, on l'a bien constaté avec les autoroutes laissées à vil prix à Vinci et consorts, ou comment payer plus cher pour un service loin d'être meilleur si ce n'est moins bon qu'avant. Et que dire d'une privatisation en période de crise, qui signifierait in fine qu'on va lâcher la Poste pour une bouchée de pain ? Tout ça pour le plaisir de saccager le service public, là il commence à abuser du balladurisme, le Sarko...

Sans transition, il faut le dire, on est mal barré pour retrouver le petit Antoine disparu le 11 Septembre à Issoire. Pourquoi, parce que l'enquête s'est focalisée sur la mère et non sur le disparu. Manifestement, gendarmes et procureur ont cru tenir "leur" affaire criminelle, celle qui vous lance une carrière.

Le problème, c'est que par principe de précaution, et quand bien même on pourrait prouver par la suite que c'est bien la mère de l'enfant ou son compagnon qui ont attenté à sa vie, il FALLAIT lancer l'alerte enlèvement. Dans toute recherche, les premières heures sont capitales, alors tant qu'on ne savait pas s'il y' avait fugue, crime ou enlèvement, il fallait donner l'alerte. Maintenant, plus d'une semaine a été perdue et il est sans doute trop tard. J'espère que les autorités n'ont pas décidé de se passer d'alerte enlèvement par mesure d'économie, ce serait pire que tout, et ce n'est même pas à exclure dans le contexte actuel...

Autre fait divers du moment, un prisonnier de la prison de Rouen, détenu pour récidive de conduite en état alcoolique, a été sauvagement assassiné par son compagnon de cellule, mis en cause dans une affaire de meurtre et dans une tentative de meurtre.

Alors, mettre un simple délinquant dans la même cellule qu'une personne prévenue d'avoir assassiné quelqu'un de 54 coups de couteaux (?!), et donc visiblement fou à lier (?!), c'est du jean-foutisme ou de la stupidité de la part de la direction de la prison de Rouen ? Et, puisqu'il était visiblement dément, que faisait le meurtrier dans un cellule de prison au lieu d'être à l'isolement dans un hôpital psychiatrique ? On ne le saura pas puisque les premiers éléments dont nous avons disposé dans les médias nous démontrent qu'une fois de plus le ministère de la justice va chercher à se dédouaner...