C'est quand même incroyable ce qui se passe lors de cette campagne présidentielle : deux des principaux candidats, qui possèdent de bonnes chances de l'emporter, sont mis en cause par la justice, et ils mettent en cause la justice à leur tour. 

Comment François Fillon et Marine Le Pen, chacun mis en cause pour avoir détourné des fonds publics, nationaux pour le premier et européens pour la seconde, pourront-ils se poser en garant(e) des institutions s'ils sont élus, puisqu'ils remettent en cause l'impartialité de la justice et son indépendance ? 

C'est un combat qui ne peut se solder que par la perte de crédibilité des hommes et femmes politiques comme des juges.

On voit mal comment on pourrait expliquer à un jeune sauvageon qui comparaît devant la justice de respecter la sentence d'un juge si un homme ou une femme politique de premier plan, qui brigue la magistrature suprême, ne le fait pas. 

C'est à la mort de la politique comme de la justice que l'on assiste dans cette campagne pour la présidentielle.

Il convient toutefois de souligner que les juges ne font que leur travail, et que c'est une faute réellement lourde de la part des candidats de semer le doute sur leur impartialité.