Les Etats-unis ont perdu leur "triple A", et partout dans le monde c'est la panique à bord. Les bourses dévissent, le prix du baril flambe...

Quand même, y'a pas à dire, l'économie est tout aussi déconnectée de la réalité que nos hommes politiques, ce qui n'est pas peu dire. Il suffit, comme le disait un auditeur de la radio RMC ce matin, qu'une mouche pète au japon pour que l'économie mondiale dévisse.

Comment les hommes politiques de tous pays, censés agir dans l'intérêt de ceux qui les ont élus, ont-ils pu laisser autant de pouvoir à des agences de notation, y compris celui de noter les états eux-mêmes ? C'est la question qui se pose.

Que les banques aient fait appel à des sous-traitants pour estimer les risques, pourquoi pas. Que l'on ait pas imposé la confidentialité de ces estimations, c'est déjà une erreur, mais pas la plus grande.

La plus grande erreur a été faite lorsque les états ont cessé de se financer par le biais de leur banque d'état lorsqu'ils avaient besoin de fonds, soumettant de fait leur dette aux fluctuations des marchés.

On nous explique aujourd'hui que nous vivons dans une économie mondialisée et que nous n'avons pas le choix.

Sauf que c'est faux. Lorsque vous investissez dans le secteur industriel en Chine, vous êtes obligés de vous allier à une entreprise chinoise pour pénétrer le marché, ce qui est d'autant plus nécessaire que des droits de douane prohibitifs sont appliqués sur certains produits d'importation (jusqu'à 80% selon le site Chine information). La Chine, au grand désespoir des occidentaux, maintient aussi sa monnaie à un taux de change très bas, dopant ses exportations. Enfin, ils ont investi à l'étranger dans tous les secteurs qu'ils ont définis comme stratégiques pour eux, comme le pétrole, par le biais d'entreprises contrôlées par l'Etat.

Les chinois se sont-ils laissés convaincre qu'ils n'avaient pas la main sur leur économie parce qu'elle était mondialisée ? Ont-ils subi les diktats économique qui leur auraient imposé d'avoir une monnaie forte pour limiter l'inflation ? Que nenni, et ils ont tous les ans une croissance à deux chiffres, en plus de s'être hissés au deuxième rang mondial.

Les hommes politiques sont là non pour subir mais pour légiférer. Il suffit qu'ils le fassent pour que les agences de notations, les traders et autres banquiers soient obligés de plier, une fois qu'une réglementation et des moyens de coercition auront été définis et mis en place. La question c'est qu'attendent-ils ?

On a surtout l'impression que c'est une paire de c... qui leur manque, à nos élus.