L'agent orange

L'actualité vue par un adhérent du MoDem...

05 novembre 2008

Une élection porteuse d'espoir...

C'est une élection symbolique, porteuse d'espoir non seulement pour les Etats-unis mais pour le monde entier que celle de Barack Obama.

Attention de ne pas le prendre pour Mandrake le magicien, ne sous-estimons pas la force du lobbying dans son pays, mais si son action suit la vision d'avenir qu'il a laissé entrevoir pendant la campagne, les choses devraient évoluer dans le bon sens.

N'oublions pas non plus qu'il ne se préoccupe pas de nous, français. Ses urgences seront la situation économique et sociale aux Etats-unis même, et en politique internationale l'Iran, l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan, la Russie. Pas la peine de sauter au plafond, donc.

Cependant c'est la première fois depuis longtemps que l'on peut attendre un vrai changement, et il ne faut pas bouder notre plaisir de voir la fin du bushisme !

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20 octobre 2008

Adieu Soeur Emmanuelle...

Avec émotion, je me joins aux autres pour dire adieu à Soeur Emmanuelle. Je ne la connaissais pas, mais j'admirais son engagement. Alors, ma Soeur, puisque tu croyais à une vie après la mort, bonne route, et si tu nous vois de là-haut, continue de nous aimer tous...

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03 septembre 2008

Le royaume du copinage...

Petite polémique du moment, le directeur de la sécurité de Corse vient d'être limogé car il aurait laissé les nationalistes de l'île de beauté occuper la villa insulaire d'un des grands amis de l'omni-président, Christian Clavier.

L'Elysée nie, le gouvernement nie et la ministre de l'intérieur prend la mesure à son compte, mais comment imaginer que le limogeage n'a pas de rapport avec l'incident ?

Sarko n'a même pas besoin dans ses cas-là d'intervenir lui-même, tous ses affidés font du zèle pour lui complaire...

Et puis, depuis qu'il est là, on vit au royaume de Sarko Premier. On notera la fusion Suez-GDF qui a avantagé financièrement son ami belge M. Frère, la suppression de la pub sur la télé publique qui avantage son ami M. Bouygues propriétaire de TF1, la légion d'honneur donnée à Mme Balkany dont la place la plus appropriée serait sur le banc des accusés d'un tribunal pour complicité de détournement de fonds et abus de biens publics...

Alors comment ne pas imaginer qu'une fois de plus la Sarkosie triomphante a fait des siennes ?

Comment ne pas imaginer qu'encore une fois Sarko s'est montré indigne de sa fonction par intérêt personnel, fût-il lié à une amitié sincère ? 

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11 juin 2008

Toute une histoire alors que tant de choses se passent !

On ne parle que de ça : l'éviction de PPDA du JT de 20 h de TF1. Vraiment que cela soit le sujet du moment nous montre bien toute la médiocrité de notre presse nationale. Je l'aime bien PPDA, je l'estime même depuis le coup du bébé ramené dans son sac parce que c'était culotté et qu'il risquait gros, mais j'ai d'autres urgences que de me préoccuper de son sort. S'il s'est fait vraiment virer sur ordre de celui qu'il a contribué à faire élire en 2007 avec ses collègues de TF1, je ne vais pas crier à l'injustice, je vais même penser très fort que s'il lui avait posé les questions qui fâchent, s'il avait attaqué sarko sur son narcissisme, son autoritarisme et tout ce qu'on peut lui reprocher, au moins on aurait pu faire de PPDA une victime. Mais ce ne sera pas le cas. Bah je suis sûr qu'il ne sera pas à plaindre financièrement, et de toute manière il est libre d'aller travailler ailleurs. Aaaaah, Sarko et son blingblinguisme, il a préféré une Ferrari !

Qu'est-ce qu'on se marre avec l'actualité en ce moment ! Les Irlandais risquent de dire non par référendum au traité de Lisbonne. Tout ce que la France peut compter d'intellectuels et d'hommes politiques s'en offusquent, pleurent sur le sort de l'Europe. C'est oublier bien vite que la ratification par voie parlementaire du traité de Lisbonne, reprenant les grandes lignes de la constitution européenne que nous avions refusé par référendum, fut une honte et un déni de démocratie. Alors si les Irlandais disent non, ce sera justice, et bien fait pour Sarko qui a vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué en nous présentant la signature de ce traité comme une victoire.

Pendant ce temps-là, Darcos, le Diafoirus de l'éducation nationale ne nous parle que de purger les effectifs des profs avec des chiffres que Staline n'aurait pas renié. 11000 suppression en 2008, 20000 en 2009, le chiffre de 2010 ne nous a pas encore été livré mais ce sera comme pour les étrangers selon Hortefeux, nul doute qu'il va falloir faire encore mieux. Certes il convient de reconnaître que de plus en plus de jeunes français d'aujourd'hui maîtrisent moins bien la lecture que leurs aînés. Mais quand il quittent le système scolaire leur culture générale est bien meilleure, il faut donc relativiser. De plus, rendre responsable des profs qu'on n'a pas suffisamanent bien formés et à qu'on a privé de leur pouvoir de sanction est profondément injuste. Et puis il faudra qu'ils se rendent compte qu'on ne peut pas tout décider à Paris pour deux millions de personnes et qu'il faudra bien redonner un peu de marges de manoeuvre au proviseurs, principaux, directeurs, et bien sûr aux professeurs. Pour savoir ce qui se passe sur le terrain et trouver des solutions, il faut y être ! Quand j'étais en cinquième, les profs de math ont testé le regroupement des élèves par groupes de niveau deux heures par semaine. Il y avait 4 groupes, 1 avec les moyennes les plus basses, 1 pour les moyens-faibles, et ainsi de suite avec les moyens-bons et les bons. A la fin de l'année, il n'y avait plus que 3 groupes, les faibles ayant suffisament progressé pour être moyens en maths. Au moins sans devenir des matheux pur jus ils ont pu acquérir les savoirs-faire de base dans cette matière ! Alors fesons confiance à nos profs et laissons-les faire !

En parlant avec les gens, en lisant les blogs ou la presse, je m'aperçois que s'il dispose toujours de certains soutiens, les catégories de gens qui ont voté Sarko sont très déçus en ce moment : les agriculteurs, pêcheurs, ouvriers, policiers, militaires, fonctionnaires, soit ne voient rien venir de ce qu'on leur a promis, soit sont devenus les cibles privilégiées de l'omni-président. Ils voulaient un président dans l'action, ils ont un hyper-président dans la réaction et dans le copinage. Jamais nous n'avions connu une telle régression de nos acquis sociaux. Certains me répondront qu'on ne peut pas faire autrement, mais ce n'est pas parce qu'un président et une presse quasi-unanime vous le serinent à longueur de journée que c'est vrai. Par exemple, pourquoi nous imposer 41 années de cotisations alors qu'en majorité les actifs ont déjà bien du mal à aligner 40 années de travail effectif ? Parce qu'il vaut mieux qu'ils soient inscrits au chômage dont la caisse est légèrement excédentaire plutôt qu'à la retraite dont la caisse est en déficit, et que taxer les stock-options comme des plus values normales, encaisser des cotisations sociales dessus au même taux que sur les salaires des pauvres pour équilibrer les comptes serait un crime de lèse-milliardaires pour leur pote Sarko....

Pendant ce temps-là, dans l'opposition, rien de nouveau. Après une année passée à s'organiser, ça bosse au Modem et des idées sortent (je le sais puisque j'y participe), mais comme on est tricards dans la presse on fait 4 lignes dans les journaux ou 20 secondes au JT pour dire qu'on s'est réuni mais d'objet des discussions et des débats il n'est point question. Au PS ils sont toujours plus occupés à se déchirer entre eux pour le poste de premier secrétaire qu'à se préoccuper du sort des français les plus vulnérables. Les verts et le PC sont agonisants.

A gauche on ne voit que Besancenot parce qu'il a une bonne tête de mec sympa à passer à la télé, mais si on lui demande ce qu'il propose concrètement pour lutter contre la surpopulation carcérale, pour prendre un sujet bien lourd, on aura un silence du genre vide intersidéral pour réponse... Pourtant il serait simple d'instaurer des partenariats public-privé pour construire des bâtiments publics : l'entreprise de BTP ferait l'investissement de départ et la construction, et une fois le bâtiment terminé l'Etat verserait un loyer pendant 30 ans jusqu'à ce que le montant de l'investissement soit amorti avec un bénéfice pour le constructeur. Une LOA adaptée à la construction, en somme. L'avantage c'est qu'au lieu d'investir 30 millions d'euros sur une année pour un seul bâtiment, pour le même prix on pourrait en avoir dix à amortir sur plusieurs exercices budgétaires. L'autre avantage c'est qu'une convention étant signée au départ, chaque dérapage serait à la charge du constructeur et pas à celle du contribuable... Un parti politique, ça ne doit pas être qu'un porte-parole à la télé, ça doit être une force de proposition !

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21 mai 2008

Couacs !

Les couacs s'enchaîenent en ce moment pour le président, son gouvernement et sa majorité.

Après l'histoire de la carte familliale SNCF, après les OGM, les 35 heures et voici venir la réforme des institutions.

Ce qui rassure, c'est que les députés UMP sont moins dociles qu'on ne le croyait. Ce qui veut dire que Sarko, qui cohabite déjà avec son premier ministre même s'ils sont officiellement dans le même camp, cohabitera aussi bientôt avec sa majorité.

Pour le pays je ne m'en réjouis pas forcément parce qu'on peut le dire, ça va être un sacré bordel, mais sur le plan personnel, l'adepte du TSS que je suis se marre ! 

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06 mai 2008

Un an en Sarkosie...

Ca y est, un an en Sarkosie, p....n, c'est passé vite !

Un an où j'ai vu plus de pire que de meilleur.

Allez, je vais me faire du mal, mais je vais faire quand même un petit retour sur l'année écoulée.

On en a parlé :

- Le séjour sur le yacht de Bolloré alors qu'il nous avais promis une retraite monastique. Soyons sérieux, Sarko c'est l'héritier qui s'ignore des soixante-huitards, il compte jouir sans entrave, alors, un monastère, faut pas déconner non plus...

- La loi Tepa. Sans faire dans l'outrance en disant que Sarko a donné les 15 milliards aux plus riches, il leur a déjà donné six milliards, ce qui est déjà trop. Incroyable ce qu'on aurait pu financer comme RSA ou comme HLM avec ces six milliards d'euros. Quand au relèvement du plafond de déduction pour les droits de succession, peut-être aurait-on pu rendre cet impôt progressif au lieu de quasiment le supprimer...

- Le mini-traité européen. Réussite européenne, mais pour avoir voulu s'en attribuer le mérite, Sarko nous a fâché avec nos voisins allemands, et la ratification par la voie parlementaire fut un vrai déni de démocratie pour ceux qui avaient votés non au référendum sur le traité constitutionnel, comme d'ailleurs pour ceux qui comme moi avaient voté oui...

- La réforme des universités. Cette grande réforme libérale a terminé réformette après les grèves des étudiants et des chercheurs. Première reculade...

- La lettre de Guy Môquet, et ensuite la mémoire de la shoah confiée aux élèves de CM2. Choisir un résistant communiste n'est pas une bonne idée dans le sens où les communistes se sont comportés en ennemis de la France jusqu'au 22 juin 1941 et l'invasion de l'URSS par les Allemands. Ils n'est pas non plus judicieux de confier la mémoire de l'holocauste à de jeunes enfants (bonjour les traumatismes), d'autant plus que se trouvent parmi eux des musulmans qui doivent en entendre des vertes et des pas mûres sur les juifs et la Palestine à la maison. En clair, encore une occasion de diviser les Français. Il serait plus judicieux de confier aux français la mémoire des poilus de 14-18, parce qu'à l'époque les hommes de toutes origines et de toutes religions se sont battus dans les mêmes tranchées. Donc que nous soyons chrétien, musulman ou juif, de droite comme de gauche, blanc, beur ou noir, nous avons tous un aïeul enterré dans un cimetière militaire, avec quelques milliers de ses camarades... 

- La loi sur le service minimum. N'a instaurée aucun service minimum. On se demande pourquoi elle s'appelle comme ça, elle aurait plutôt dû s'appeler loi sur l'atteinte au droit de grève des cheminots sans bénef pour les usagers...

- La loi sur l'immigration. Sa sixième en six ans. Résumons, il a surfé sur la vague pour les élections mais il est pas foutu de nous sortir une règle équilibrée et durable en ce qui concerne les étrangers. Quant au chiffre de 25 ou 26000 reconductions à la frontière d'étrangers raflés sans discernement, ne parlons pas des choses qui fâchent... 

- la réforme des régimes spéciaux de retraite. Belle réussite de l'avoir fait passer sans trop de casse niveau grève, malgré un blocage du pays pendant plusieurs jours, mais la volonté de diviser les français en traitant le problème des retraites en plusieurs fois (cheminots contre tout le monde, ensuite les fonctionnaires contre les employés du privé) est manifeste selon moi. Le mieux aurait été de discuter du régime des retraites dans son intégralité d'un seul coup...

- L'avion de Bolloré pour aller en Egypte, paraîtrait-il pour économiser les deniers de l'Etat. A qui veut-on faire croire que l'Etat n'engage pas de dépenses quand le Président se déplace ? De son aide de camp à ses gardes du corps en passant par l'officier porteur de malette nucléaire, il y a du monde à mettre dans des avions aux frais de la France pour l'accompagner où qu'il aille...

- Grenelle de l'environnement. Bien d'avoir réussi à mettre tout le monde autour de la table, mais on apprécierait des mesures concrètes, maintenant, parce que pour l'instant, pour taxer ces vaches-à-lait d'automobilistes (et j'étais pour, pourtant), y'a eu du monde, mais pour nous préserver des OGM, y'a plus personne...   

- La visite de Khadafi. Belle image qu'il a donné de la France en le recevant celui-là. Le pays des droits de l'homme en a pris un coup et Sarko est passé pour un con quand le dictateur l'a contredit à propos d'une conversation sur les droits de l'homme. Une belle leçon de com donnée par Khadafi. Notre Président persévère en jouant les paillassons pour les chinois. Pourquoi manifestent-ils contre la France et pas contre l'Angletterre ou le Japon alors que nous n'avons pas eu le monopole des incidents lors du passage de la flamme olympique ? Parce que nous avoins un président carpette ! Prêt à s'asseoir sur les droits de l'homme pour un contrat...

- Le pouvoir d'achat. Ben les caisses ont vides. Sauf qu'elles étaient déjà vides pour la loi Tepa, mais que quand ils s'agit d'aider les potes riches ou célèbres, il trouvera toujours de l'argent qu'il n'a pas, Sarko...

- La franchise sur les médicaments. Que voulez-vous, si vous êtes malades, et même si vous avez une maladie orpheline ou génétique, c'est de votre faute, apparemment...

- La rétention de sûreté et les peines planchers. Je ne suis pas pour, parce que je l'aurais joué autrement. J'aurais instauré la rétention de sûreté pour les gens reconnus irresponsables qui auraient fait la preuve de leur dangerosité, mis en oeuvre une vraie perpétuité pour les sérial-killers et violeurs grâce à un cumul des peines de sûreté, et puni les récivistes en leur fesant effectuer leurs sursis et en doublant la peine reçue au premier jugement, ce qui pour deux ans de prison avec sursis reçus en premier jugement, quatre ans + les deux ans de sursis donnés en cas de récidive, aurait abouti à quatre ans effectués avec le jeu des remises de peine...

- La dernière tentative de libération d'Ingrid Betancourt, un désastre, contraste avec la libération des otages du Ponant. Nous avons des militaires et des gendarmes compétents, ça aide, mais il faut le reconnaître, dans la libération d'otages, il est bon, Sarko. Reste à savoir quelles contreparties il offre en échange dans certains cas, parce que promettre des missiles à un dictateur et le recevoir chez nous en grande pompe pour libérer des infirmières bulgares, c'est moyen même si on se loue qu''elles soient libres...

- L'envoi des renforts en Afghanistan, la base aux émirats et la réintégration dans l'OTAN. Si la création d'une base aux émirats se comprend, dans la mesure où il convient d'assurer à l'avenir notre approvisionnement en pétrole, la réintégration dans le commandement intégré de l'OTAN nous fera forcément perdre en indépendance et il existe un meilleur moyen que d'envoyer des soldats français en Afghanistan pour lutter contre les talibans, c'est d'entraîner et surtout de solder correctement l'armée afghane.  Pour le prix d'un soldat français en afghanistan, on peut recruter 20 Afghans qui, malgré leur air désinvolte, sont de redoutables combattants, même les soviétiques s'y sont cassés les dents...

- Plan banlieue et RSA. Reportés car pas une thune pour les financer. Ah si, la solution trouvée pour financer le RSA, c'est de piquer leur prime à l'emploi aux smicards. Du vrai Emmaüs, ce sont les pauvres qui aident des pauvres...

On en parle pas assez :

- La suppression de 29000 postes d'enseignants en deux ans. Là encore, pourquoi pas si le nombre d'élève baisse, mais on ne nous a pas beaucoup parlé de réduire les effectifs avec discernement. Dans les lycées professionnels, par exemple, les jeunes ont besoin d'être très encadrés pour apprendre un métier, et que dire des petits qui apprennent à lire ! Quand au CP il y aura 40 élèves par classe, inquiétez-vous...

- Dans le cadre de la RGPP, le service public est en danger. Cela dit, quand votre dossier de demande d'aide au logement mettra deux ans à être traité faute d'effectifs, quand on pourra vous car-jacker devant un ex-poste de police fermé faute de policiers, et quand les urgences de l'hôpital le plus proche seront dans le meilleur des cas à 50 km de chez vous faute de médecins, d'infirmières et de rentabilité, il sera trop tard pour vous inquiéter, vous serez dans la m...e...

- Toujours dans le cadre de la RGPP, le format des armées se réduit. Sauf qu'il était déjà réduit au minimum pour assumer les missions qui sont celles de nos soldats aujourd'hui. Je sais bien que beaucoup d'entre vous n'aiment pas les militaires, mais bon, quand vous vous rendrez compte que n'importe quel dictateur de l'autre côté de la méditerrannée qui continue à se doter, lui, de matériel dernier cri, peut couler les cargos qui nous approvisionnent parce qu'on a plus une frégate  (8 ou 12 prévues contre 18 aujourd'hui) pour les escorter, qu'il peut nous bombarder parce qu'on a plus un avion de chasse en état de voler (Avec le retrait des Mirages 2000 C et -5, nous n'aurons plus de vrais intercepteurs, le Rafale étant optimisé pour l'attaque au sol) et qu'il peut nous envahir parce qu'on a plus un char pour l'en empêcher (d'aucuns se réjouissent qu'on se sépare d'une partie de nos Leclerc), là encore il sera trop tard. On n'entretient pas une armée parce que c'est rentable ou économique, on entretient une armée parce que si vis pacem, para bellum...

- En ce qui concerne la connivence entre Sarko et les médias, seul François Bayrou a eu le courage de s'inquiéter publiquement. Que dire de ses connivences avec les milliardaires ? Les principaux bénéficiaires de la fusion Suez-GDF seront messieurs Frère et Desmarais, deux amis de devinez-qui ? On ne se demande plus pourquoi le Président est intervenu personnellement pour que cela se fasse...

- La presse étrangère le massacre. On a voulu élire le fils spirituel de De Gaulle et on a élu l'ersatz d'Aldo Macione, les tics en plus et la classe en moins. Ce que nos voisins peuvent lire, vous ne le lirez jamais en France, sauf si vous appréciez Le Courrier International qui se régale à en faire ses unes : "parvenu qui aime à fréquenter les riches et les stars" (die Welt), "Il manque encore à Nicolas Sarkosy ce qui a fait la marque de tous les chefs d'Etat : la hauteur" (24 heures de Lausanne), "Vous vous êtes beaucoup gaussé de nous du temps de Berlusconi, chacun son tour" (Corriera della serra), "Mickey Sarkosy à Disneyland", "ploutocrate" (Terra magazine), "la France a réussi à élire un ado attardé à la présidence" et "Paris Hilton ou Britney Spears" (Daily telegraph), "le prix Berlusconi de l'homme politique le plus embarrassant du moment" et "nouveau riche" (The Times), "populiste hyperactif et colérique qui cache à peine ses ambitions et son appétit pour le pouvoir et l'argent" (The Indu), "ado narcissique omnubilé par ses sentiments et ses plaisirs" (El Pais). On passe pour des guignols de l'avoir élu, mais bon, ça aurait pu être pire, on aurait pu passer pour des fachos avec son discours lepéniste, là on est juste ridicules...

Encore 4 ans à tenir...   

   

   

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11 mars 2008

Le MoDem en position d'arbitre pour les municipales...

Avec un peu plus de 3% des voix, le MoDem a connu un démarrage difficile pour ses premières élections municipales en tant que parti politique constitué. Cependant, dans les villes les plus importantes, avec entre 5 et 10% des voix il s'est trouvé en position d'arbitre.

Fidèle à ses positions, François Bayrou a dit que les soutiens démocrates aux candidats encore en lice seraient accordés au cas par cas, malgré l'alléchante proposition de l'UMP de faire un pacte.

Cela peut sembler désordonné et incompréhensible, puisque le MoDem soutient l'UMP à Colombes ou à Corbeil, fesait liste commune à Beauvais et à Bordeaux, alors qu'il soutient la gauche à Marseille et qu'il aurait voulu le faire à Paris.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que lorsqu'on crée un mouvement et qu'on nourrit pour lui de grandes ambitions, il faut avoir le courage de le faire grandir seul, en puisant dans ses propres ressources, sans paraître être dans l'ombre des partis plus puissants, et quand bien même on doit endurer une traversée du désert.

Je pense que c'est cela qu'il faut comprendre dans l'absnce d'accord global. Accepter les maigres résultats d'aujourd'hui ne donnera que plus d'éclat aux victoires de demain. Le Général De Gaulle l'a dit : "en toute chose, choisissez la voie la plus difficile : elle ne sera pas encombrée".

En tout cas, la position d'arbitre du MoDem dans les plus grandes villes est déjà une victoire en soi pour un mouvement qui n'a que quelques mois... 

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06 mars 2008

Une élection nationale ?

Très bientôt, nous ne manquerons pas d'aller déposer dans l'urne nos bulletins de vote pour élire nos maires, conseils municipaux, et, pour une partie d'entre nous, nos conseillers généraux.

Avant de se raviser pour cause d'impopularité grandissante, M. Sarkosy avait souhaité faire de ces élections un enjeu national.

C'est également ce que préconise M. Hollande, chef d'un PS déliquescent voulant profiter de ce rendez-vous pour se refaire la cerise. Enfin il le dit sans vouloir le dire, donc il le préconise sans vouloir vraiment en faire un enjeu, des fois qu'il n'ait pas le succès escompté.

Au centre, la position de M. Bayrou semble la plus juste, bien que le fait de ne pas tenir de ligne puisse suscité l'incompréhension si ce n'est pas les sarcasmes. On soutient M. Juppé à Bordeaux, mais on soutient aussi M. Delanoë à Paris, dans le monde politique bipolaire où nous vivons et dont il voudrait sortir, on peut craindre que cette attitude apparemment désordonnée soit perçue comme une volonté de se mettre toujours du côté du plus fort.

Cependant, François Bayrou ne fait que dire devant les micros ce que beaucoup d'entre nous, et moi le premier, pensons : au niveau local, et donc au niveau communal, l'étiquette d'un élu est moins importante puisque les fondamentaux de l'action municipale (des rues en boin état, propres, les poubelles ramassées, l'eau épurée, quelques équipements sportifs, voire culturels, des colis pour les vieux, le tout pour un prix le plus léger possible pour le contribuables sont intangibles pour tout le monde. En clair, si vous avez apprécié la gestion et l'action de votre maire pendant son mandat, autant le garder quelque soit son étiquette. Par contre, si vous ne tarissez pas de reproches, portez votre voix ailleurs en fonction de votre sensibilité !

Par contre, selon moi le problème de l'enjeu politique national se pose quand même différemment dans les grandes villes qui ont aux manettes des hommes politiques d'envergure nationale, pour faire court celles dont on parlera au JT le dimanche soir. C'est là que je vais me différencier de François Bayrou : dans ces villes comme Marseille, Toulouse ou Strasbourg, par exemple, si vous voulez mettre une claque (politique, hein, ne le faites pas pour de vrai, vous auriez des ennuis) à blingblingman, ne vous en privez surtout pas !

PS : Par contre pas touche à Juppé, d'abord parce qu'on a pas beaucoup d'hommes d'état potentiels, et parce qu'il est aussi un opposant potentiel à droite donc précieux, puisque les attaques à la fois les plus ciblées et les plus efficaces contre Sarkoléon viendront de la droite, comme vient de nous le prouver M. Léotard avec son livre. Allez c'est la note d'humour du jour, ne me prenez pas pour un politicien cynique, c'est pour rire que je vous dis ça. Quoiqu'à y réfléchir, si j'étais vous...   

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03 mars 2008

Un appel citoyen.

Je relaie, avec quelque retard, l'appel du 14 février pour une vigilance républicaine, lancé par l'hebdomadaire Marianne.

Cet appel a été signé par des personnalités politiques de tous horizons, comme François Bayrou, Arnaud Montebourg ou Dominique de Villepin.

Je l'ai signé moi-même hier. Cet appel a été villipendé en des termes très durs par tout ce que la Sarkosie peut compter de personnalités médiatiques.

On peut citer, entre autres, Mme Morano pour qui les signataires sont des "charognards" et des "revanchards", M. Karoutchi qui a évoqué "la presse fasciste des années 30", François Fillon et son "appel antidémocratique", Mme Lagarde et son "appel pathétique", M. Jego et ses "méthodes staliniennes" ainsi que son "terrorisme intellectuel".

Cet appel tiendrait-il des aristocrates à la lanterne de la révolution française, aurait-on proposé aux Français de mettre une tête au bout d'une pique ? Y'aurait-il crime de lèse-omniprésident ? Pas vraiment.

Pour que vous puissiez en juger par vous-même, je retranscrit l'appel dans son intégralité :

Appel du 14 février

Pour une vigilance républicaine

Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de valeurs et de convictions qu'ils entendent réaffirmer.

- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et aux pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du 21ème siècle.

Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engegement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'histoire de la République.

Je ne sais pas ce que vous en penserez mais je ne vois pas en quoi je rappelle la presse fasciste des années 30 en signant cet appel. Au départ, ce ne devait pas être une pétition publique, mais après les réactions disproportionnées des Sarkozystes, ça l'est devenu et elle a déjà recueilli plus de 10000 signatures.

Un sondage CSA a révélé que le texte était approuvé par 69% des Français (81% des électeurs de gauche, 79% des centristes et 53% des proches de l'UMP).

On peut signer sur le site marianne2.fr et ça ne prend que 5 minutes, alors n'hésitez pas à faire acte citoyen en allant signer cet appel à votre tour. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances d'être écoutés ! 

 

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24 février 2008

Cass' toi pauv' con

Serait-ce dans la bouche d'un pseudo-supporter du foot que nous avons entendu ces propos peu amènes ? Non, c'est le Président de la république qui les a prononcés, vis-à-vis de la personne qui venait de l'injurier par un "touche-moi pas, tu me salis".

Il est vrai qu'il n'est pas normal, même quand on a pas voté pour lui, d'agir ainsi avec le Président prenant un bain de foule. Mais je me souviens de la phrase que M. Sarkosy avait dite à Ségolène Royal lors du débat entre les deux tours de la présidentielle, à propos de sa colère (concernant l'accès des handicapés à une scolarisation normale) : " pour exercer la fonction de chef d'état, Mme Royal, il faut savoir garder ses nerfs".

Sarko ne nous a pas habitué à les garder, ses nerfs, après son "descends pour voir" à un pêcheur du Guilvinec qui l'avait menacé, paraît-il, d'un coup de boule.

Sarko n'est pas le premier président ou homme politique à prendre des bains de foules, et je me souviens de Lionel Jospin à Rennes, qui, s'il a traité de "pauv' cons" ceux qui lui avaient balancé des oeufs sur la tête, l'a fait hors caméras.

Il est le président, il doit surveiller son langage, quand on veut remettre quelqu'un qui nous a invectivé à sa place, on peut le faire sans l'injurier à son tour (je me souviens d'avoir répondu calmement à une personne qui me traitait de connard, de surveiller son langage quand elle s'adressait à moi, ça avait bien fonctionné), et pis c'est tout, comme le dirait la marionnette de Philippe Lucas aux Guignols.

C'est à comparer à Abdeslam Ouaddou, joueur de football de Valenciennes et international marocain, qui s'est excusé devant la presse d'avoir mal réagi alors qu'on l'avait traité de "sale négro" (ça plus le carton jaune qu'il a pris pour avoir voulu aller s'expliquer en tribune, on aurait pourtant été fâché à moins) pendant le match contre Metz la veille.

C'est à comparer aussi au forfait de Kébé, joueur de Libourne Saint-Seurin, qui a préféré déclarer forfait pour un match à Bastia alors qu'il avait reçu des injures racistes lors de la précédente rencontre entre les deux clubs, pour ne pas jeter d'huile sur le feu. Il a bien fait puisque certains pseudo-supporters de Bastia, qui assurément n'ont pas leur place dans un stade, l'ont gratifié de banderoles qui disaient en substance, "on n'est pas racistes, la preuve, on t'encule".

Il est des gens, qui face au racisme, s'excusent de mal réagir alors qu'ils en sont victimes, où préfèrent ne pas s'y exposer. Et le racisme, c'est autrement plus grave de le subir, dans le sens où il est quotidien, il ne se limite pas à recevoir une insulte de temps en temps.

M. Sarkosy, nous attendons vos excuses à la Nation pour avoir perdu votre sang-froid, une fois de plus... L'exemple doit venir d'en haut, comme je dis toujours.

Et comme l'a dit Confucius, l'invective ne déshonore que son auteur, alors à l'avenir, épargnez-nous de réagir ainsi !            

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